David Bacher, Le directeur artistique

Quels sont les ingrédients qui composent l'Histoire d'une Marque ? Le hasard, la chance, la nécessité ? Celle de la Maison BACHET réunit tout cela, la passion pour les gemmes et l'obstination en plus. De Lorient à Nîmes, de Londres à Paris, le parcours d'un homme pressé.

« La création, en matière de joaillerie, n'est rien sans le plaisir de celle ou de celui qui la porte. C'est ma seule obsession, ma seule sanction, ma seule récompense, aussi » David Bacher.

Les premiers pas

En 1986, David décroche un contrat d'apprentissage de bijoutier à Lorient chez son oncle, Michel Langelotti, tout en suivant des cours au CFA de Saumur. C'est à Saumur qu'il repérera la bijouterie d'un certain monsieur Lacroix qui expose des pièces aussi harmonieuses qu'originales. David provoque la rencontre, l'homme est amusé par son culot et sa détermination et lui propose de lui apprendre le métier à condition qu'il décroche son CAP en deux ans au lieu des trois années d'usage...

David l'obtient, signe avec Lacroix qui se réjouit d'avoir auprès de lui un jeune disciple aussi doué qu'assoiffé d'apprendre. Ancien élève de l'école Boule, il apprendra à David à façonner les bijoux différemment, à utiliser les proportions, la technique, l'humilité surtout et le plaisir de faire plaisir... qui ne l'ont plus jamais quittés. David y fera même deux années de plus pour obtenir une mention supplémentaire en gemmologie.

Cela se précise...

En juin 1994, David découvre le monde très fermé des diamantaires en devenant maquettiste à Marseille. C'est la voie royale pour créer des collections tout en formant un atelier entier à sa main. Tout va alors très vite, David décide de s'installer à son compte, à Nîmes, tout en continuant de proposer ses services à son ancien employeur.

David reçoit une belle clientèle privée, débute le sur-mesure. L'équipe grandit, se renforce. Une première collection est présentée en 2002 au salon de Lyon. Suivie d'un premier voyage à Londres et d'une collection vendue chez un bijoutier dans Hatton Garden.

L'anecdote qui précipitera le destin

Le bijoutier situé en plein cœur du Royal Exchange adopte des méthodes dites "du confié". Cela signifie que les pierres sont prêtées pour créer une parure. Celle-ci est faite de diamants jaunes. David la rêve, la dessine, l'expose mais... mauvaise surprise, il reçoit aussi la facture des fameuses pierres... Il faut se résoudre à les démonter et à les rendre au diamantaire. De retour à Nîmes, la parure est sur son bureau.

Une très bonne cliente lui demande ce qu'il a de nouveau, tombe en pamoison devant la parure et l'achète "rubis sur l'ongle". David peut alors régler le diamantaire la tête haute. Fin heureuse de l'histoire londonienne, pour l'heure...

Après cet épisode, David décide de créer sa marque, qu'il dépose sous le nom de BACHET.